((Traduction automatisée par Reuters à l'aide de l'apprentissage automatique et de l'IA générative, veuillez vous référer à l'avertissement suivant: https://bit.ly/rtrsauto)) par Valentina Za
Les discussions entre le Parlement européen, les gouvernements européens et la Commission européenne sur la réglementation de l’euro numérique débutent ce lundi, trois ans après la première proposition de législation.
Ces négociations ont pour objectif d’aboutir à une loi définitive d’ici la fin de l’année, ouvrant ainsi la voie à l’approbation officielle de l’euro numérique par la Banque centrale européenne le 1er janvier 2027 — 25 ans après la mise en circulation des billets et des pièces en euros.
La monnaie numérique devrait ensuite être lancée en 2029, à l’issue d’une phase pilote qui doit débuter l’année prochaine et à laquelle participeront une quarantaine de banques et d’entreprises de paiement.
QU’EST-CE QUE L’EURO NUMÉRIQUE?
L’euro numérique serait une version électronique de la monnaie fiduciaire émise par la BCE, ce qui en ferait la seule forme de monnaie de banque centrale directement accessible au public sous forme numérique.
La BCE s’est engagée à maintenir les espèces en circulation indéfiniment, mais l’utilisation de la monnaie physique ne cesse de diminuer. Parallèlement, les cryptomonnaies — y compris les « stablecoins » indexés sur des monnaies traditionnelles, principalement le dollar américain — ont gagné en popularité.
La BCE fait valoir que la monnaie de banque centrale sert de point d’ancrage de confiance pour le système financier. Un euro numérique constituerait une créance directe sur la BCE, alors que la monnaie numérique actuellement détenue par les consommateurs est, en fin de compte, une créance sur une banque commerciale.
Les partisans de cette initiative font également valoir qu’un euro numérique réduirait la dépendance de la zone euro vis-à-vis des sociétés de paiement américaines telles que Visa
V.N , Mastercard MA.N et PayPal PYPL.O , contribuant ainsi à protéger la souveraineté monétaire de l’Union dans une économie de plus en plus numérique.
La BCE a également averti que les « stablecoins » pourraient présenter des risques pour la stabilité financière et la politique monétaire, car elles sont susceptibles de détourner les dépôts des banques et ne conservent pas toujours une valeur stable.
QUI SUPPORTERA LES COÛTS?
Les consommateurs pourraient utiliser l’euro numérique gratuitement, soit via une application dédiée, soit via des applications bancaires mobiles.
Les personnes ne disposant pas de smartphone auraient la possibilité d’utiliser une carte de paiement.
Les commerçants seraient en principe tenus d’accepter les paiements en euro numérique en raison de son statut de monnaie ayant cours légal. Les frais que les banques et les prestataires de paiement peuvent facturer aux commerçants seraient plafonnés par la loi.
Les banques font toutefois valoir qu’elles devraient être indemnisées pour les coûts liés à la mise à niveau de leurs systèmes afin de prendre en charge les paiements en euro numérique.
La BCE collabore avec des spécialistes des paiements pour mettre en place l’infrastructure et les normes de paiement nécessaires au projet et, contrairement à Visa ou Mastercard, prévoit de les fournir gratuitement aux banques.
POURRAIS-JE DÉTENIR TOUTES MES ÉPARGNES EN EUROS NUMÉRIQUES?
La législation fixera une limite au montant d’euros numériques que les particuliers pourront détenir, une mesure de protection destinée à empêcher les retraits massifs des comptes bancaires.
Un plafond de 3.000 € par personne a été évoqué. Les utilisateurs pourraient toutefois reconstituer leur solde après avoir dépensé une partie de ce montant, ce qui suscite des inquiétudes chez les banques quant à un transfert progressif des dépôts hors du système bancaire traditionnel. Pour répondre à ces préoccupations, les avoirs en euro numérique ne rapporteront pas d’intérêts.
QU'EN EST-IL DE LA VIE PRIVÉE?
La BCE affirme qu’elle ne pourra pas consulter les détails des paiements effectués par les utilisateurs.
Pour les paiements effectués via des applications bancaires, les banques commerciales pourraient consulter les données des transactions, de la même manière qu’elles le font aujourd’hui pour d’autres paiements numériques.
L’euro numérique disposerait également d’un mode hors ligne, permettant d’effectuer des paiements sans connexion Internet. Dans ces cas-là, les détails des transactions ne seraient pas enregistrés; seules les variations des soldes des comptes qui en résulteraient seraient visibles.

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